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 [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]

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Yuki Takeda


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MessageSujet: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Lun 20 Fév - 19:52

Depuis bien des jours, Yuki ne croisait plus personne de la population locale. Il avait rencontré une jeune fille un peu étourdie dans un centre commercial, et qui ne semblait pas avoir tous ses esprits. Elle était drôlement inquiète, et avait un comportement assez étrange. Elle l’aurait bien fait rire ce jour là s’il avait été de bonne humeur, seulement ce n’était guère le cas. Et même aujourd’hui, en y repensant, il ne trouvait pas ça amusant. Ça l’angoissait même, car il n’aurait jamais cru qu’il ne verrait plus aucun être humain après cette demoiselle.

Il avait escaladé un arbre, car il aimait bien être perché sur une branche, et observer les hommes s’agiter de loin comme de petites billes. Mais, à sa grande détresse, c’était toujours le vide qui l’accueillait.

Un sourire méprisant flottant sur son visage. La vie était trop…chiante ! Quelque chose n’allait pas. Il connaissait cette sensation…car elle s’insinuait insidieusement en lui depuis quelque temps déjà, traçant son chemin, se faisant chaque fois plus profonde, et écrasante. Il avait la sensation idiote et même incroyable qu’il était seul…seul dans ces alentours, dans ce quartier, dans ces rues, dans cette VILLE ! Et cette constatation le sidéra. Il en était effrayé. C'était pas normal, non quelque chose clochait, et il saurait vite quoi.

Yuki mit fin à ces idées qui se bousculaient dans sa tête avec un gloussement nerveux. «C’est un truc débile ».

Il continua de marcher, et revint de temps en temps, à cette pensée, sans le vouloir, à son grand dam elle s’enracinait suffisamment pour que tout son être soit submergé d’appréhension.

Yuki marchait sans réel but. Il errait sans se soucier de sa destination. Pour éviter de tourner en rond où de s'énerver tout seul pour un rien, il avait décidé en cette fin de soirée d’entrer dans un bar, là où évidemment il n’y avait personne ! Il commençait à s’habituer, tiens. Ça ne l’étonnait plus de trouver les lieux publics absolument vides. D’un certain point de vue, ça avait quand même quelques aspects positifs. Il pouvait consumer tout ce qu’il voulait, comme bon lui semblait…gra-tos.

Très vite donc, l’alcool emplit ses veines, l’encourageant à ne plus se poser de questions. Tout était devenu miraculeusement désopilant. Il riait, riait à en perdre haleine. Il gémissait de rire, se disant confusément qu’il devait avoir l’air d’un fou.

Quelques temps plus tard, il refit face à cette rue déserte. Trois pas laborieux, en avant. Le jeune garçon posa sa main pâle sur le mur pour soutenir son corps qui refusait d’avancer. «Viiiiiiiiie de merrrrrdeeeeee !» tenta-t-il désespérément de chanter sans grand succès, sa voix se cassant au fond de sa gorge.

Il ferma les yeux quelques minutes, toujours dans la même position. Son esprit était comme noyé dans un épais brouillard. Sa tête l’élançait violemment. Il avança encore de quelques pas difficiles. Puis, il ferma ses yeux vitreux pendant un instant, car ce qu’il venait d’apercevoir lui semblait irréel. Quand il les ré-ouvrit, il avait un air complètement abasourdi en fixant l’homme qui était là, à quelques mètres de lui. Il se gratta la tête négligemment. Puis, il dit d’une voix pâteuse.

-Incroyable...

Il pencha la tête sur le côté comme s’il analysait une étrange créature, plissant fortement les yeux. Yuki avança du mieux qu’il put. Il avait en fait la sensation de vivre cette scène au ralentit.

-Belle statue… Grommela-t-il.

Il tapota doucement le torse de l’inconnu et sourit de la manière la plus idiote qui soit.

- Du marbre… ajouta-t-il à lui-même, admirant ce qui lui semblait être une statue posée à même la rue.



Dernière édition par Yuki Takeda le Jeu 22 Mar - 0:13, édité 1 fois
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Tomas Valeks

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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Ven 24 Fév - 22:24

Le temps d'une seconde. Voilà comment le temps m'avait parue s'infiltrer dans cette ville déserte. Parfois on dit que nous n'avons pas le temps de ne rien faire et parfois nous avons du temps à revendre. Pourtant, le temps lui reste toujours et insatiablement le même. Ô grand jamais il s'amuserait à nous jouer de sales petits tours. Toujours constant à lui-même il ne changera jamais. Ce qui diffère et nous donne cette impression que le temps nous échappe et tout simplement et purement une création humaine. De notre subconscient nous recherchons toujours une explication là où elle est inutile et là où elle n'a pas lieu d'être. Donnant ainsi une vie abjecte au temps. A cause d'une seule et même personne. L'homme.

Une journée qui coule comme de l'eau de roche. Laissant simplement dans mon esprit un filet de brume. Un état assez déplorable pour moi. D'habitude si omnipotent. Je me retrouvais pour l'une des rares fois de ma vie, sur la brèche. Le quai vif. Pourtant, ce que j'avais appris lors de mon éducation dans les Balkans, se retrouvait pour l'heure inutile. Un véritable sentiment de dégout à mes yeux. Moi qui avais toujours su diriger ma vie d'une main de fer, je me retrouvais comme Atlas. Hormis que la besogne venait de changer. En cette fin de soirée, j'étais Atlas, mais au lieu de porter le poids du monde sur mes épaules je portais celui du temps. En revanche, je ne saurais pas vous dire si ce poids-là est plus lourd ou plus léger que celui de la légende.

La cadence de mes pas s'accélérer encore et toujours plus. J'essayais de fuir une chimère irréelle. Un poids invisible qui s'attache et plomb mon corps. Après une journée que je qualifierais de banalement banal. J'errais dans les rues. Le regard vide, j'observais la ville morte. Sans vie, sans mouvement. Déserte ? Après tout n'est-ce pas le terme plus approprié dans cette situation. Pas un chien dans les rues. Pas un ivrogne qui râle après son patron. Rien. Nada.

Enfin, lorsque je ne dis pas un ivrogne dans les rues. Ceci est un bel et doux euphémisme. N'est-ce pas monsieur qui hurle a plein poumon dans les rues sombres de la ville morte. Des gémissements qui se perdent dans le silence de plomb. Laissant une impression de déjà vue. Qui malheureusement ou heureusement n'existe pas. Pour autant je ne cherchais pas à aller à l'encore de cette voix de fou. Je laissais pour une fois le destin faire son bout de chemin. Si dans cet immense vide que représentais la vie je devais rencontrer quelqu'un alors qu'il en soit ainsi.

Pris dans le piège de Dédale, je ne pouvais devenir Icare. Aucunes ailes en cire ne seraient capables de me sortir de ce piège infâme que représente l’ignorance. Son poids qui peut retenir captif n’importe quel être humain. Pour autant ce fil est invisible et ne nous laisse pas de marque. Enfin pas de marque est un doux euphémisme, puisque notre cerveau lui le reste. Un état secondaire de notre réalité. Qui peut tout de même nous changer.

Je venais de faire un détour, même si je connaissais les rues de Meian comme ma poche, je peux vous certifier que dans mon état de perdition, elle me semblait terrible mystérieuse. J'avançais sans réel but, seulement pour avancer. Je ne faisais pas attention à mon entourage. Pourtant, la voix qui avait hurlé au loup devait être certainement être le corps ivre qui se tenait appuyé contre le mur devant moi. A priori le gamin était dans cet état se retrouver comme moi dans un brouillard dense, mais pour lui l'alcool en était la source.

- Incroyable...

J'avançais encore plus près de lui. Une âme vivante, c'était un met rare de nos jours. Je ne devais pas le laisser s'enfuir. Non je ne vous parle pas d'une relation charnelle, mais tout bêtement d'un contact humain quelconque. Une chose primordiale, qui peut nous éviter de sombrer dans la folie que représente la vie et ses travers. J'étais maintenant à quelque mètre de lui. Un gamin qui se laisse aller.

- A qui le dite-vous…

Un vrai petit comique ce gamin. Le corps qui voudrait très certainement finir dans le caniveau et un esprit qui se retrouve quelque part, on ne sait où. Je laisserais pour une fois et une fois seulement le temps faire son travail. Pour une fois je ne chercherais pas à contrôler ma vie et je la laisserais effectuer son petit jeu, me laissant le temps d'un instant être un vulgaire pantin. Me laissant ainsi à ma nature première.

- Belle statue…

- Splendide ivresse...

Je n'étais plus tellement le pantin du temps, mais je me laissais être aussi le temps d'un instant celui du jeune homme. Après tout, que voudriez-vous faire avec une personne dans cet état et surtout à cette époque là. Ce mettre toute âme vivante à dos, n'est-ce pas ? Je le laissais me tapoter le torse, comme si j'étais un vulgaire bloc de granit qui serait bientôt mit en vente au plus offrant.

- Du marbre…

- De la chair....

Sans m'en rendre compte de je venais de rire de cette situation, moi qui avais passé mon temps a ressemblé a un Arès. Me voilà maintenant que je me rabaissais moi-même à ma propre condition d'être humain. Fait de chair et de sang. Vulnérable physiquement et mentalement. Pourquoi le temps me faisait-il renier mon travail si acharné ? Qu'est-ce que j'en sais. Je le laisserais peut-être encore mener la danse pour le reste de la soirée ou bien je le briserais pour satisfaire mon avidité de puissance...

- Est-ce réellement une chimère ? Est-ce tout simplement un rêve ? Serais-tu capable de répondre au temps lui-même….

Je m'étonner moi-même. A mon habitude je n'étais pas quelqu'un qui aimais philosopher, je prenais toujours les rennes du destin à pleine main, mais peut-être qu'inconsciemment j'avais envie d'inverser les rôles ? Qu'importe. Je lui prenais cette main qui c'était aventurer sur mon torse pour la mettre quelque part, mais pas sur moi...
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Yuki Takeda


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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Mar 28 Fév - 19:45

Il y avait quelque chose qui le dérangeait dans un coin de sa tête. Yuki essaya en vain de reprendre ses esprits, car il était quand même assez surpris.

-Hein ?

Deux ou trois secondes passèrent durant lesquelles son cerveau sembla déconnecté. Puis ses neurones firent de nouveau la liaison entre eux et il cligna des yeux, semblant enfin comprendre qu’il n’était pas en présence d’une statue. C’était complètement invraisemblable.

Le jeune garçon resta quelques instants immobile comme inanimé, sans vie. Une idée effroyable l'avait terrifié. Et si ce n’était pas réel ? ….une illusion alors ? Bonne question. De toute manière, Yuki avait très peu envie de vérifier cela. Tout lui était devenu médiocre, vide et dépourvu de sens. Meian, la ville dans laquelle il avait grandi, lui était devenue étrangère. Impossible de comprendre. Impossible de raisonner. Impossible de trouver une quelconque logique à ce qu’il lui était en train d’arriver depuis quelque temps. Il était agacé par ces idées qui dépassaient les limites de sa compréhension mentale.

Une torpeur semblait gagner tout son corps, comme s'il s’apprêtait à s'endormir, sauf que son esprit était totalement alerte. Ses jambes menaçaient de le flanquer à terre…Mais il tint bon. Il inspira profondément puis expira bruyamment.

Tout d’abord, il ne rétorqua rien : il fixa la personne face à lui, et qui riait à gorge déployée.

-Ne te moque pas de moi !

Il pesta entre ses dents. La colère transparaissait dans sa voix vibrante.

Yuki soupira, laissant sa tête se balancer en arrière, puis rouler sur le côté. Il avait envie d’exploser mais il n’y arrivait même pas. Sa colère s’était vite dissipée. Il se sentait moue. Cependant, son regard n’avait pas quitté l’inconnu.

-Euh...

Un léger agacement lui fit froncer les sourcils. Pour une raison inconnue, la question que venait de lui imposer cet homme le contrariait énormément. Peut-être parce qu’il avait peur de sombrer dans les méandres de sa pensée. Déjà qu’il pressentait d’être fou…

-Tu… cherches… à tuer le temps… en m’embêtant avec tes questions… à deux balles? Lança-t-il en grommelant, faisant bien comprendre à l'autre type que c'était franchement pas intelligent de chercher à l’angoisser. Il trouvait ça déplaisant de réfléchir à ce genre de questions. Et la voix de Yuki sembla sortir d’un caveau.

Il était d'une nature assez franche, ce qu’il disait, il le pensait. Il était fatigué, bordel, et avait du mal à tenir debout. Un petit verre d'eau bien rafraichissant, ne lui aurait pas fait de mal, car il avait la gorge sèche. Le comble !

Le brun examina minutieusement son interlocuteur ou plutôt examina son visage, comme si ses yeux étaient des microscopes, avec un air d’abruti. Il voulait être « sûr » que cet homme était réellement fait de chair…

- AAAH ! Lâche-moi connard !

Une belle morsure sur la main de l’homme, Yuki était vraiment en état d’alerte. Ses yeux étaient sombres et fusillaient l’autre du regard.

Il s’agissait d’une réaction bien misérable. Dans les circonstances actuelles, en tenant compte de son état un peu sonné, au moment où l’homme lui saisit la main, Yuki paniqua. Il ne s’était pas interrogé une seule seconde sur le pourquoi du comment… Non, instinctivement il opta pour la défensive.

Son cœur sembla manquer un battement et il recula d’un pas trébuchant légèrement. Comment avoir l’air d’un taré ... Il pourrait vous donner des leçons efficaces à se sujet.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Jeu 1 Mar - 0:30

Bon ok... Tomas, tu ne fais que de la merde ce soir. Je ne vais pas chercher plus loin me la jouer philosophe ça ne me réussi pas. Franchement y a rien de mieux que le naturel, qui plus est, ne dit-on pas chasser le naturel il revient au galop ? Je confirme. Non, mais franchement j'aurais du râler depuis un bon coup ou bien foutre des claques qui manquent à ce gamin, mais là son caractère de merde il me troue le cul !

- Hein ?

- Non. Comment ?

Ok, je garde encore un peu ton sang froid, mais franchement... Pourquoi j'ai affaire à un gamin comme lui ?! Une nana, j'aurais encore plus calculé en tirer parti, mais là ! Soit que je le laisse se mettre la tête dans le caniveau tout seul comme un grand, soit... Soit, je le fais moi-même ! Après tout ce n'est pas ce petit microbe qui va réussir à me foutre une raclé ! Encore moins avec cet état d'ivresse, mais voilà le problème il est là. Je ne suis pas non plus un véritable salopard qui frappe des gens sans aucune raison et encore moins lorsqu'ils ne sont pas en état de riposter. De plus, ce n'est même pas drôle ! Rah...

Bon ok ! Ce mec c’est un cas… Je crois franchement que l’on pourrait l’amener à un cirque ou à une foire, bah il serait pris direct. C’est quoi de ces bruits qu’il nous fait là…. Franchement si tu as un chat dans la gorge tu le craches et on n’en parle pas, mais non ! Monsieur nous pète une durite, bon il faut dire aussi que j’avais l’air assez con de mon côté à rire…. Enfin qu’importe il me court sur le haricot !

- Ne te moque pas de moi !

- Arf la ne t'inquiète pas, tu me tapes sur le système donc bon...

Peste entre les dents, fait moi des gros yeux. Enfin fait tout ce que tu veux pour essayer de te faire passer pour un gros chat, il n’y a pas à chier tu es tout simplement un chaton. Qui plus est un petit coup ou bien une petite pichenette et hop tu vas vite te retrouver à terre.

- Euh...

- Il n’y a pas d'euh, qui tienne!

Y a pas à chier des caisses, ce mec est une vraie plaie !! Tu n'es pas capable de formuler deux mots correctement ? Franchement, où va le monde ? De mon temps on n'était pas aussi casse couille, en fait on ne devrait pas être aussi casse couille même maintenant. Rah ! Putin des claques qui se perdent.... Je devrais peut-être jouer le rôle du parent deux instants ? Ou peut-être pas....

- Tu… cherches… à tuer le temps… en m’embêtant avec tes questions… à deux balles ?

- Plus maintenant… J’ai surtout envie de te foutre deux claques…

Non et puis quoi encore maintenant ce gars me crache un venin à deux balles. Bon ok il a tout gagné, je vais lui faire voir comment on corrige les gamins cher moi. A la manière des Balkans. Soit en gros… Non, je ne vais pas vous raconter comment on corrige les gamins chez moi, sinon je sais que je risque de vous faire peur, ce qui serait totalement débile… Non ? Enfin qu’importe ! Qui verra, vivra !

- AAAH ! Lâche-moi connard !

- Non, mais oh! Attends mon gars c'est qui commence à faire chier son monde à me prendre pour une statue ! Va cuvez ailleurs si tu as besoin d'aide, je te mettrais la tête dans le caniveau !

Bon ok, y a pas à chier des casseroles, ce mec est la pire chiure qui existe ici bas à Meian… Non, mais oh ! Pourquoi ce mec qui est là en train de me prendre pour stature de cire ou de granit…. Ok, ça me gène pas trop, mais là ce type, c’est la pire plait qui existe au monde ! Il me fait sont charabia et puis maintenant il me prend pour un bout de viande. C’est peut-être pour ça que je viens de me faire mordre… Rah ce n’est pas possible cette saloperie ! Surtout que ça fait un mal de chien ces petites dents. Tout compte fait c’est un petit roquet qui a de grandes dents.

Bon, maintenant je ne vais plus y aller par quatre chemins. Je venais de lui agripper la main, il avait beau se débattre comme un diable fasse à moi il n'était qu'un petit pigeon sans vie et sans forme. Qu'il panique dans sa prison de chair je n'en avais rien à faire. La seule chose qui m'intéresse c'est de lui foutre une raclé.

C'est ce que je fis bien entendu. Après tout ce n'est pas moi qui vais me défiler. Même si jamais un jour j'avais à faire à un type plus costaud que moi je ne chercherais pas à faire l'autruche. Enfin bon, maintenant je dois m'occuper de lui. Alors, bon je vais lui faire quoi ? Une clef ou bien une posture qui pourrait le mettre plus bas que terre rapidement. Aller pour l'instant je vais être gentil, après tout même une femme se bat mieux que lui !

Agrippant plus fermement sa main je lui fis faire un demi-tour sur lui-même. Le bras en équerre je venais de confirmer mon étau. Je resserrais un peu plus, augmentant la pression. Lui rendant l’air plus rare. Quelques minuscules secondes, mais assez pour lui remettre un peu les idées en place. N’est-ce pas magique ? Le corps humain est une machine fantastique !

- Tu vas te calmer maintenant !? Si ça ne te sers pas de leçon je vais me faire un plaisir de te remettre les idées en place. Par contre tu risque fort de ne pas aimé.
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Yuki Takeda


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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Ven 9 Mar - 22:16

Par mesure de précaution, Yuki s’était empressé de s’écarter pour faire ce à quoi il était habile: fuir. S’éloigner le plus vite possible du danger. Erreur tactique, puisqu’il se retrouva rapidement agrippé. Le regard vert se rétracta soudainement. Il n’aimait pas ça ! Pas ça du tout…

Il se sentit pivoter, puis sentit son bras s’étirer douloureusement. Sa vision floutée vacilla à cet instant, il avait l'impression qu'il allait tourner de l'œil. Il lui voulait quoi ce gorille ?

Aaaah...merde ! Lâche-moi espèce d’armoire à glace !

C’est en vain que Yuki se débattit. En essayant de lutter, il s’était juste fait plus mal qu’autre chose. Il était soudainement faible devant ce rustre. Ouh, le méchant ! Oui, bien sur, il n’allait pas tomber sur un bisounours qui lui sortirait une chanson d’amour, et le couvrirait de câlins.

Alors sans vraiment hésiter, il se calma, gardant cette fois-ci ses insultes pour lui. Après tout, qu’aurait-il pu faire d’autre alors qu’une demie seconde suffisait à son adversaire pour le mettre hors d’état de nuire. Pour toujours. En réalité, il n’était pas habitué à ce genre de situation… Il eut l’impression de n’être plus qu’une marionnette désarticulée entre les mains de cet homme.

Ça faisait bien longtemps que la peur n'avait pas fait place dans son estomac… Il sentait franchement que ça allait mal se passer ! Rah et merde, hein, il faisait pourtant chier personne, lui.

Il voulait que ce mec arrête, arrête de le toucher, bordel de merde ! Il ne supportait pas les contacts physiques ! Au fond de lui il fulminait, mais il était incapable de faire quoi que ce soit. S’il n’était pas tenu par son adversaire, il serait alors à terre, probablement en train de gésir. Yuki se mit à grommeler, ses idées mal en place flottaient dans son crâne, il essaya d'articuler quelque chose mais n'arriva qu'à sortir des sons incompréhensibles. Il voulait que la douleur cesse ; il voulait s'étaler là, et vomir.

Une simple gifle lui aurait certainement remis les idées en place, mais les doigts de cet homme ne lâchaient pas son bras meurtri, serrant toujours un peu plus, aiguisant la douleur. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’il avait fait la connerie de se défendre … Il ne comprenait pas. Non, vraiment pas.

Alors, au lieu de se calmer et rester sage, sa fureur s’éveilla à nouveau. Fureur qui avait été étouffée par la peur jusqu’à lors et le manque d’air. La peur, la colère, et la fureur se mêlèrent en lui embrouillant son esprit et faisant légèrement trembler son corps sous un trop plein d'émotions. Et pourtant c'était sans hésitation qu'il s'opposait à lui. Il leva un regard méprisant en direction de l’autre, ignorant la menace qu’il représentait.

- T’es trop con ! Ah j'oubliais, quand on fait de la muscu, on n’a pas le temps pour réfléchir... Maintenant torture moi si tu veux, je t’emmerde...Connard

Il venait le rabaisser au rang des petites racailles, et il le faisait sans ciller.
Il n’avait pas pu s’empêcher. Il fallait que ça sorte. Eh oui, même si son corps semblait le lâcher, sa langue n'allait pas s'arrêter.

-M'prends pas pour un con, sinon j'te promets que c’est TOI qu’"On" retrouvera dans le caniveau! PUTAIN !

Peut-être était-il vraiment un sale gosse. D'accord…il était con de provoquer un type qui faisait le triple de son poids et deux tête de plus que lui, mais con il était né, et con il resterait.

Le regard hagard tomba tout à coup dans le torse de son interlocuteur, Yuki observa longuement la manière dont il était sculpté...ma-gni-fi-que ! Il avait une drôle d’impression, celle de vivre cette scène au ralenti. Il avait du mal à articuler, du mal à resté concentré, du mal à garder ses yeux posés quelque part.

-En fait, je sais pas s’il y a vraiment de « On » …fit-il en levant vers lui un regard égaré, l’esprit perturbé.

Cette impression revenait une fois de plus, l’impression que les habitants de Meian avaient disparu. Une vive inquiétude le transperça, tel un chien terrorisé.

Il n’était qu’un petit con ; et il n’était pas sûr que l’autre allait le lâcher avec les réponses qu’il lui avait balancé. Il avait l’air plus orgueilleux que lui, alors c’était pas gagné.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Sam 10 Mar - 17:59

Voilà que je jeune homme essaye de se débattre comme une brebis galeuse. Erreur. Je suis en meilleure position que cette pauvre loque. Je venais de l'agrippais fermement. L'étranglant presque. Un pur moment de jouissance de se sentir supérieur en tout point d'un pauvre petit être sans défense. Un microbe contre un colosse. Je suis Atlas. Tu n'es rien.

- Aaaah...merde ! Lâche-moi espèce d’armoire à glace !

- Tu as tout à fait raison je suis une armoire à glace. Dans ce cas-là pourquoi je n’en profite pas ?

Tu as tout compris. Débat toi. Pauvre petit lapin dans la gueule du loup. N'as-tu pas oublié ? Je suis le loup et toi tu es le misérable lapin. Roh la la, ce que tu peux être casse pieds. Sale petit gamin ivre mort. Franchement tu as besoin d'une bonne correction. Dont, je sens que je vais être le bourreau.

Si vous saviez comment c'est drôle d'être puissant. De pouvoir balloter quelqu'un comme une vulgaire poupée de chiffon. Pour moi une position de dominant. Pour lui une position de dominer. Puissance contre impuissance. Peur contre courage. Enfin le terme n'est pas exact. Paisible est plus approprier.

Bon je vais faire quoi maintenant... Je commence à m'ennuyer là. Bon je sais que c'est vraiment étrange, mais bon. Que c'est fatiguant de vivre dans une ville fantôme et puis je commençais à fatiguer dans cette position. Que c'est nul... Que ce n'est rien du tout... Je veux du changement. J'en avais marre de sentir cette anguille qui se faufilait dans mes doigts. Qu'elle se débatte encore et encore. Sans fin. Inlassablement.

Ce n'est pas vrai... Voilà que maintenant cette chose est en train de grommeler comme je ne sais pas quoi. Ce n'est pas un chien qui aboie sans mordre, ni un chat qui feule. C'est un truc indescriptible. Il ne manquerait plus que cette merde ambulante ce mette à vomir et là on auras le pompon de chez pompon !

Bon je ne demande pas grand-chose. Juste un peu de calme. Non c'est trop demander je crois... Au lieu de ne plus bouger, il commence à se débattre comme un diable, une triple andouille... Il va gagner de se faire mal tout simplement. Tu auras beau me regarder comme si j'étais la pire ordure du monde tu n'avais pas à me faire chier comme ça. Qui plus est, c'est ta faute si tu es dans cette position.

- T’es trop con ! Ah j'oubliais, quand on fait de la muscu, on n’a pas le temps pour réfléchir... Maintenant torture moi si tu veux, je t’emmerde...Connard

- Whaw… J’aurais tout entendu aujourd’hui… Encore d’autre belle trouvaille monsieur l’ivrogne ? Je suis tout ouïe. Au passage, je vous emmerde royalement aussi, mais bon comme je suis plus polie que vous. Je vous direz d’aller vous faire voir chez les Grecs. Rapidement et pour longtemps.

Je m'en fous complètement de ce qu'il peut penser de moi. Je sais ce que je vaux. Rien, n'y personne ne pourra m'en faire changer d'idée. Pourtant, j'étais tout de même une bonne patte. Pourquoi ? Je venais de relâcher un peu la pression. Après tout il serait con que ce pauvre type finisse à la morgue parce qu'il était ivre et m'avait rencontré. Nous ne sommes plus dans les Balkans. Je dois m'en souvenir.

- M'prends pas pour un con, sinon j'te promets que c’est TOI qu’"On" retrouvera dans le caniveau! PUTAIN !

- On ? Qui ça on ? Là il n’y a que toi et moi. Qui plus est pour l’instant j’ai bien peur que c’est toi que l’on risque de retrouver dans le caniveau. Au passage. La politesse…

Ce n’est pas possible, ce gamin court sur patte, ma vraiment chauffé le haricot. Il a tout gagné je vais le relâcher. Pourtant, avant je vais resserrer un bon coup. Peut-être qu’il dessoulera, mais je dois en plus faire gaffe à ce qu’il ne se fasse pas mal. Je n’ai franchement pas envie de finir au commissariat pour une histoire aussi merdique…

- En fait, je sais pas s’il y a vraiment de « On »

- Tu ne sais pas ? Parfait dans ce cas-là nous somme deux. Franchement à force j’allais croire que la ville avait subit un bombardement ou bien un truc aussi merdique que ça…

Tout compte fait cette merde venait d’attirer mon attention. Je me décidais de le relâcher. Défaisant mon étreinte. Libérant mon pauvre prisonnier. Le relâchant au sol. Le laissant ce choir dans le caniveau par sa propre gravité. Un magnifique spectacle d’une loque. Magique. Gratifiant.

- Bon maintenant tu comptes te clamer ou bien je recommence. A vrai dire sais-tu ce qui se passe dans cette ville de merde ?

Je soupirais de désespoir. Ce gamin ne serait pas près à me donner une réponse correcte ou quoi ? Franchement. Est-ce que je demande la lune ? Je me le demande bien parfois… Qu’importe ! Je m’accroupissais et je l’observais. Encore une fois je soupirais. Il n’y avait pas à chercher je ne pouvais rien faire de lui. Enfin pour l’instant. Jamais je ne m’avouerais vaincu. La tête pausé sur mes poings j’attendais patiemment.

- Allo la Terre ? J’te ferais dire qu’il n’y a pas d’hôpital à porté de main alors tu ne fais pas un coma éthylique dans les bras, ok ?!
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Yuki Takeda


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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Jeu 15 Mar - 15:56

[Désolé pour l'attente, j'étais grippé éè]

Tu te comportes comme un idiot.
Merci, je me sens nettement mieux…


Un orgueil démesuré, une insolence de la même hauteur, et beaucoup d’animosité, c’était Yuki. Une vraie tête brûlée. Evidemment ça aurait mis à mal n'importe quelle patience... Il était trop têtu, trop fier et il avait tout le temps envie de se rebeller contre n’importe quelle autorité. Son principal trait de caractère était qu’il ne faisait confiance à personne, surtout pas aux étrangers.

Pour sûr, ce n’était pas malin de défier quelqu’un de bien plus fort que soi, mais les paroles étaient sorties toutes seules ; il ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de protester, et de réagir impulsivement.

Yuki s’était attendu à ce que le gros tas de muscles lui fasse douloureusement regretter ses insultes ainsi que son sale caractère, mais il n’en avait rien été. Il changea complètement de tactique en desserrant sa prise à la grande surprise du garçon. Quelques instants après, et contre toute attente, il le lâcha enfin…après l’avoir étranglé une dernière fois. Yuki lui aurait certainement craché au visage son ressentiment quant à cette dernière attaque, s’il n’avait pas été privé d’oxygène. Heureusement que cela ne dura pas longtemps.

Cela avait pour mérite d’avoir rendu l’adolescent entièrement penaud.

Yuki le toisa avec son énième petit regard méprisant.

-Ne refait jamais, jamais, ça. fit-il en toussotant, reprenant une bonne goulée d’air.

Lui... encore provocateur et chieur ? Nan à peine. Il détourna très vite les yeux. Il se sentait minable.

Ok, ce type faisait plus d'un mètre 80 et d'accord, il était une crevette à côté de lui, mais là MERDE ! Pourquoi s’acharnait-il à lui faire comprendre qu’il était qu’un tas de fumier, comme s’il était un objet pour qui il est inutile d'avoir de la considération.

L’enfoiré


Ses paroles lui faisaient serrer les dents et il se retenait de répliquer vivement. Mais au fond de lui, il était incapable de tourner définitivement le dos à cette personne. Il était déjà bien trop angoissé, car il semblerait qu’à Meian, les âmes vivantes se faisaient rares. Presque trop … terrifiant.
Le sol. Il était en train de fixer le sol avec intérêt comme si ça allait lui apprendre quelque chose. Ses jambes s’étant dérobées sous son poids, le faisant tomber à genoux sur la chaussée. Il grimaça sous la douleur, n'osant regarder l'homme en face, trop honteux. Cela commençait fortement à l'agacer, mais la douleur présente dans les muscles de ses mollets lui fit bien vite oublier son agacement...

Yuk se sentit soudainement épuisé. Et devait bien admettre une chose : Le colosse qui se trouvait là, accroupi devant lui, avait remporté cette bataille. Pourtant, malgré tout, il ne s’avouait pas totalement vaincu.

Le temps sembla se suspendre quelques instants, certainement une minute ou deux, alors que Yuki demeurait immobile le corps toujours aussi tendu. Il lâcha un soupir presque douloureux, et il relâcha doucement ses muscles. Son regard se perdit parmi les ruelles vides et il ferma les yeux.

Derrière ses paupières closes dansaient une folle ribambelle d’images. Pressant ses paumes contre ses paupières, il lâcha un grognement mi-agacé mi-plaintif. Les mésaventures s’étaient enchainées sans qu’il ne puisse rien y faire. Il sombrait déjà…

Sa gêne en plus d'être bien palpable le faisait agir n'importe comment. Et honnêtement ? Il préférait son image de type provocateur grande-gueule que celle d’un pauvre adolescent dans une position de faiblesse. Il luttait pour cacher le fait que sa respiration était devenue plus saccadée. Il y avait juste un genre de cri sourd dans sa poitrine.

Cet homme avait réussi à le déstabiliser, le mettant mal à l’aise. Il soupira plusieurs fois tout en tirant sur son t-shirt un peu froissé avec des gestes fébriles, tentant de lui redonner une apparence impeccable. Sa gueule de zombie lui donnait un air renfrogné, et malade. La politesse voudrait qu’il se tourne pour le regarder alors qu’il lui adressait la parole. Dans les faits, il ne bougea pas d’un iota. Et cette fois, au lieu de réagir par la colère, la honte, ou n'importe quelle autre réaction impulsive, Yuki parut prendre un air plus réfléchi.

-Ça va, j’ai compris…

La leçon était plus ou moins retenue. Il y avait dans son visage comme une expression d'un regret. Qu’allait-il faire à présent ? Lui faire un sourire Colgate, s’excuser et tenter de créer avec lui un lien d’amitié? Certainement pas. Ce n’était pas son genre. Il allait quand même se forcer à être un minimum coopératif. C’était de toute façon dans son intérêt puisqu’ils étaient tous les deux taraudés par les mêmes questions.

Et tu crois quoi, hein ? Que je suis devin peut-être pour comprendre ce qui se passe dans cette ville ?

Il fallait croire qu’il n’arrivait pas à être aussi délicat qu’il le souhaitait. Il ne parviendrait peut-être jamais à se départir de son arrogance Une légère grimace peignit ses traits.

-J’ai pour principe de ne pas accorder ma confiance à ceux que je ne connais pas … c’est mon putain de caractère, et je n’y peux rien.

Soupirant tout seul comme un pauvre idiot, il ajouta :

-Je pense qu’on est pas les seuls. J’ai déjà croisé une personne avant toi…mais les autres habitants ont mystérieusement disparu.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Jeu 15 Mar - 20:16

Voilà. Ma leçon venait de prendre fin. Enfin. Ce n'était pas trop tôt, n'est-ce pas ? Après tout je ne sais pas depuis combien de temps j'étais là en train de lui tenir le gosier pour avoir rien du tout en fait... Qu'est-ce que ça peut-être bizarre. A force de chercher midi à quatorze heures une réponse je ne savais plus du tout pourquoi j'étais ici. Un miracle ? Non, pas du tout. Un cauchemar ? Une hypothèse beaucoup plus plausible. Pourtant, la vérité est là. Je ne sais plus ce qui se passe dans cette ville depuis quelque temps maintenant. Plus de vie. Plus de temps. Plus rien du tout. Rien ne marche ou ne fonctionne. Tout le monde à cesser de tourner en rond et je n'aime pas ça. J'ai perdu tout mes repère, je ne sais plus du tout quoi faite. Je trouve cette situation on ne peut plus déstabilisante. Je suis impuissant, malgré ma puissance... Douce ironie.

J'avais beau le toisé sous toutes les coutures. De bas en haut et haut en bas. Rien n'avait changé. A mes yeux c'est toujours la même larve ivre morte qui grogne plus qu'elle ne morde. Un petit animal de compagnie qui nous tape sur le système et pourtant que l'on continue inlassablement de nourrir gracieusement. Tout ça dans quel but ? Aucune idée, c'est un fait et je n'en possède pas la réponse. J'ai beau être accroupie devant lui, rien ne change. Mon idée de lui reste encore et toujours la même rengaine. Un petit emmerdeur qui me tape grave sur les nerfs.

- Ne refait jamais, jamais, ça.

- On verra, on verra… Si tu tiens à carreau pas de problème en attendant clame toi !

Franchement, j'ai de plus en plus de mal à supporter son sale caractère et en même temps à force de cette vie de vide, même si je devais côtoyer des morts, sa présence est tout de même la bienvenu. Provocateur. Emmerdeur. Enfin vous m'avez compris, je ne vais tout de même pas vous faire la liste des synonymes pour vous dire que c'est une merde, non ? Bon on est d'accord. Enfin je crois que lui aussi l'a compris. Picoler à en crever ce n'était pas la solution. Qu'il détourne les yeux c'est parfait. Sauf que maintenant qu'est-ce qu'il va advenir de nous ? Je ne sais pas et c'est terrifiant de ne pas savoir.

N'est-ce pas terrifiant de se savoir seul au monde et pourtant la seule et rare personne que vous rencontrez, vous ne pouvez pas vous empêcher de la foutre à terre, de la rabaisser, la traiter comme de la merde. Tout compte fait je sais maintenant quel est ma véritable nature humaine. Tout compte fait ce genre de situation nous révèle tel que nous sommes réellement. C'est un bien pour un mal. Une douce ironie. Un massacre pour nos amis utopistes. Un festin de gourmet pour nos amis pessimistes. J'aurais beau soupiré de tout mon saoul. Rien ne changerait malheureusement. Au pire ou bien pour le meilleur, tout dépends de votre point de vue je pourrais, enfin, non. On pourrait essayer de découvrir ce qui se passe réellement à Meian. Pour autant, est-ce que nous aurions un jour notre réponse ? Qu'en sais-je....

Le voir tomber. Cette seule personne que l'on a pu voir depuis une éternité. Bien sûr sans se poser la moindre question à comprendre le pourquoi du comment de cette sordide situation. C'est une chose que j'aurais trouvé autre fois jouissante. Assez pour prouvé ma puissance. Ma ruse et j'en passe, mais pourtant maintenant. Mes ressentiments sont tout autre. Voir un soupire de douleur ou rage ne me fait plus rien. Le voir sombrer dans sa propre folie, dans son esprit enivré par l'alcool. Les yeux fermés à la recherche de quelque chose, mais quoi ? Qu'en sais-je. Je ne suis pas dans son esprit et heureusement, sinon je ne sais pas tellement à quoi aurais ressemblé notre avenir. Certainement froid et noir. La tête sur l'asphalte noyé par de l'absinthe.

Ce gamin n'était que pure contradiction. Cherchant par tous les moyens de reprendre le dessus sur ses propres faiblesses. Malgré tout je remarquais sa détresse. La respiration saccadée, le pou qui s'accélère. Sa plainte puissante. Etouffé par son égocentrisme. Un homme qui ne connait pas ses faiblesses et qui se cache derrière un masque de parfaitement parfait. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire devant son petit manège. Je ne sais pas s'il est au courant, mais il aura beau tirer dans tous les sens. Son t-shirt froissé ne deviendra pas lisse comme par magie sans l'aide d'un bon fer à repasser. Alors, je ne vois pas du tout pourquoi il se complique la vie... Mon jugement est déjà porté et il ne changera pas de si tôt ! Qu'importe ton nouveau masque, je garde toujours dans un coin de mon esprit que tu n'es qu'un gamin prétentieux et colérique.

- Ça va, j’ai compris…

- C’est tant mieux, car je n’ai pas tellement envie de te passer un savon ou bien de te donner une correction, je n’ai pas la tête à ça…

Une bonne chose de faite. J’espère qu’enfin nous allons pouvoir repartir sur de bonne base. Une bénédiction à mes yeux. Un soulagement, mais pour autant je n’avais pas pu m’empêcher de rire de bonne foi. Pas un rire sarcastique ou quoique ce soit d’autre. Non bel et bien un véritable rire qui sort tout droit du fond du cœur, après tout j’aurais beau essayer de chercher par tous les moyens je n’arriverais pas en faire autrement. Les mimiques du jeune homme était imparable et ne pouvais jamais laisser indifférent.

- Et tu crois quoi, hein ? Que je suis devin peut-être pour comprendre ce qui se passe dans cette ville ?

- Toi un devin ?! Dans ce cas-là je suis Marie-Antoinette ! Enfin bref, on est deux à ne pas comprendre la folie qui règne ici....

Sans m’en rendre compte l’atmosphère commençait à changer petit à petit. Pour devenir un méli-mélo incompréhensible. La colère et la haine disparaissait en surface pour laisser place à l’inquiétude de l’inconnu. Pour combien de temps ? Qu’en sais-je ? Sincèrement… C’est le trou noir.

- J’ai pour principe de ne pas accorder ma confiance à ceux que je ne connais pas … c’est mon putain de caractère, et je n’y peux rien.

- Parfait, car je ne cherche pas à l’avoir. La je voudrais juste avoir des réponses à mes questions en cet instant précis, j’attends seulement ta réponse…

Le silence se tue un instant. Juste le temps qu’il rengaine sa fierté et qu’il daigne me répondre. Enfin sincèrement, sans faux semblant. Je m’en fichais complètement de qui je pouvais être à ses yeux. Je voulais comprendre la raison du pourquoi de ce « vide ».

- Je pense qu’on est pas les seuls. J’ai déjà croisé une personne avant toi…mais les autres habitants ont mystérieusement disparu.

- Attends ! Réfléchie un instant... Comment toute une population, enfin non une très grande partie peut se volatiliser comme ça en un claquement de doigts ? Après tout Meian ce n'est pas le village du coin vide comme ton esprit. Non.... Pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avant...

Franchement je ne devais pas aller chercher bien loin... Je ne suis pas un intellectuel. Je sais quelques misérables choses de la vie, mais lorsqu'il s'agit de choses plus poussé, je ne suis plus là. En revanche, je suis incollable sur le sport et ce qui l'entoure. Ce qui est pur futilité ici... Après tout, que voulez-vous que je fasse dans cette situation ? Courir ? Pour aller où ? Combattre ? Contre quoi ? C'est juste un casse tête chinois sans fin. Rien qu'à cette idée désagréable je râlais, laissant mon corps gronder puissamment, mais ce n'est pas ceci qui va réussir à faire disparaitre mon mal être.... Enfin qu'importe !

- J’ai horreur de ça… Bon ! Debout on va aller chercher quelques réponses à nos questions !

J’avais besoin de bouger, de me défouler. C’était mon seul moyen pour combattre cette peur infectante. Prenant appui sur mes genoux je me relevais. M’étirant de tout mon saoul. Je remuais chaque parcelle de mon corps. Réchauffant ainsi mes muscles.

- Allez en route et plus vite que ça !

Je me penchais légèrement et je le toisait de toute ma hauteur. Lui offrant ma main. Malgré tout ça je n'étais pas calme. Loin de là. Je tapais du pied frénétiquement contre le sol. La patience n'était pas ma tasse de thé. Je ne vous le fait pas dire !

- C'est quand tu veux ! Sinon je te prends comme un sac à patate, ce sera beaucoup plus rapide !

[Pas grave ^^. Soigne toi bien ;)]
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Sam 17 Mar - 23:49

L’impression de n’être rien. De n’être qu’un fantôme dont beaucoup de gens pouvaient se passer. En parfait sociopathe, il avait toujours vécu en marge, et détestait les autres avant même de les connaitre. Que les habitants de Meian disparaissent, ne changeait certainement pas grand-chose à son quotidien insipide, à sa vie de solitaire, n’empêche c’était toutefois une énigme à résoudre…

Était-il si transparent pour que l’homme parvienne à le cibler aussi bien ? Il était troublé qu’un inconnu soit capable de le déstabiliser avec autant de facilité, et en même temps, ça l’inquiétait.

Le rire de l’inconnu le prit totalement au dépourvu.

- Euh…laissa-t-il échapper un peu mal à l’aise.

Il ne comprenait pas sa réaction. Les phrases qui suivirent le frappèrent comme un coup de poing dans l’estomac.

«Réfléchie un instant... Comment toute une population, enfin non une très grande partie peut se volatiliser comme ça en un claquement de doigts ?» Il avait envie d’envoyer un coup de pied sur quelque chose, n’importe quoi. Comment pouvait-il seulement dire ceci ? Il se méprenait totalement. Pour Yuki, il n’était guère envisageable que la population de Meian se soit volatilisée. Ou du moins, ne voulait-il pas y songer. La paranoïa remontait à la surface. D’un seul coup. Ce vide lui faisait peur.

Il prit une soudaine inspiration. Non, ce n’était pas vrai. Il avait tort. Les habitants de Meian continuaient d’exister, quelque part…peut-être pas là, pas tout près, mais quelque part. Lui et l’inconnu avaient peut-être loupé un épisode.

- Mais…chercha-il à protester ;

«Après tout Meian ce n'est pas le village du coin vide comme ton esprit.»

Son estomac se tordit. Une étrange brûle au fond de la poitrine. Ses mains le démangèrent à cet instant. Comment osait-il…!

Pendant quelques secondes, il cessa de respirer, un peu heurté. Une douleur naissait, sans qu’il ne sache d’où elle provenait.

Se maitriser.

Il ne bougea pas d’un pouce, se contentant de suivre l’inconnu du regard alors qu’il se relevait. Cette étrange sensation qui lui parcourait le cœur lui faisait mal.

-Je me fiche totalement de ce que tu peux penser, répliqua-t-il avec une nouvelle force en le fixant droit dans les yeux.

Paroles quelque peu précipitées. Yuki fut surpris par sa propre véhémence. Il continua pourtant, mais cette fois-ci sur un ton apaisé :

-Tu dis ne plus te souvenir comment c’était avant…pourtant je sais que le cerveau humain enregistre tout. Et je sais aussi que l’oubli est une protection contre un événement vécu comme traumatique…

Un vent se mit à souffler le figeant sur place, par sa fraîcheur. Yuki était tendu, nerveux et il laissa son regard courir sur le corps de son vis-à-vis alors que ce dernier faisait… en quelque sorte de la gym. Les pensées embrouillées, les nerfs trop à vifs, il frémit lorsque l’homme se baissa finalement vers lui. Il manqua de tomber des nues lorsqu’il lui proposa …de l’accompagner ?!! Haussant un sourcil, il contempla, stupéfait, cette main tendue spontanément en sa direction. Une confusion totale le submergeait, ne sachant comment réagir face à ce comportement…
Le soulever comme un sac de patate ! Que lui prenait-il ? Se moquait-t-il consciemment de lui ? Cet homme était arrogant, exaspérant et il ne mâchait pas ses mots.

Un soupir des plus naturels s’échappa de ses lèvres. Il comprit le sens caché de ces propos, ou du moins pensait-il comprendre. C’était probablement une façon se repartir sur de bonnes bases. Il se pencha légèrement et saisit sa main :

-Je te préviens, je serai pas ton chien de compagnie.

Il ne put s’empêcher de sourire…très légèrement. Un semblant de complicité se tissait entre eux. Peut-être.

Même si Yuki n’était pas prêt à fermer son bec, il restait tranquille. Il allait le suivre sagement, pour arriver on ne sait où. Son instinct de survie avait pris le part sur tout le reste. Il ne réfléchissait pas. Après tout, il en avait un peu marre de rester seul. Sans trop savoir pourquoi.

Tendu comme un arc, il enchaina au rythme de ses pas. Pourquoi le gardait-il avec lui ? Après tout, il n’était pas en mesure de lui donner les réponses qu’il cherchait. Peut-être parce que l’inconnu n’avait aucune envie de continuer seul, sachant qu’il risquerait de ne plus croiser d’être vivant.
Il marcha donc, scrutant nerveusement les alentours à chaque pas. Tel un radar, ses yeux cherchaient une éventuelle âme vivante. Tâtant les poches de son jean, il se rendit rapidement compte qu’il avait du perdre son portable. Aucun moyen pour lui d’être en contact avec ses proches, tss. Yuki était complètement paumé car la situation le troublait de plus en plus.

-Ça me parait complètement irréel.

Rien de plus que ces quelques mots.
**

-On a beaucoup traîné, et…rien ! nada ! Y a personne.

C’était beaucoup plus une plainte, qu’une constatation.

Pourtant, il devait bien admettre une chose : il avait fini par apprécier cette marche en compagnie de…enfin, peu importe le nom.
Le vent se remit à mugir et il fut secoué de tremblements incontrôlables.

- ….Et si l’on allait dans endroit un peu plus chaud.

En tournant le regard, il aperçut une pâtisserie. L’envie d’en savourer était clairement visible dans son regard, bien qu’il s’efforçait de rester neutre. A cet instant, il se rappela qu’il avait le ventre vide. Néanmoins, il n’en dit pas un seul mot à son interlocuteur, par crainte d’avoir l’air puéril.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Dim 18 Mar - 16:08

Peur de l’inconnue est un sentiment étouffant. Envahissant. Devenir un livre dans lequel on lit facilement. Trop parfois. Connaitre le moindre des ressentiments d’autrui avant de connaitre les siens et on ne peut plus déstabilisant. Voir la peur de quelqu’un sur son visage. Etre capable de la palper, c’est terrifiant, mais pourtant il suscite après un sentiment de toute puissance qui est vicieux. Devenir l’un des rares êtres vivant sur terre vivant dans la solitude et dans l’omnipotence. C’était le cas du jeune homme et le miens aussi au passage. Terrifiant.

- Euh…

J’opinais du chef pour suivre son raisonnement.

- Terrifiant n’est-ce pas?

Pourtant, j'adorais l'observer. Sa respiration saccadée par la peur. Je suis sur et certain que sa petite tête surchauffé. Etudiant ma question. Réfléchissant à une quelconque réponse. Décortiquant la moindre parcelle de vérité et recherchant les mensonges dans mes dires.

- Mais...

Je ne cherchais pas à répondre, j'opinais toujours du chef attendant une réponse plus constructive.

Malgré que ce gamin soit une vraie teigne, il n'en restait pas moins un être humain. Essayant de comprendre la situation et cherchant tout aussi par tous les moyens de réfuter ma question. Telle une colle. Comme s'il voulait prouver que mes propos était des mensonges, de pure chimères, le mal. J'étais assez fière de moi tout de même. Comment une masse de muscle « sans cerveau » arrivé à mettre chaos quelqu'un par le pouvoir des mots. Un magnifique sourire sardonique s'afficha sur mes lèvres d'acier.

- Je me fiche totalement de ce que tu peux penser.

Son débit s'accélérait, passant de simple et banal mot à une phrase complète. Froide et hargneuse, mais c'était bel et bien une phrase. Ce qui est mieux que rien, non ? Malgré tout j'essayais de le calmer, par un simple et banal signe de la main. Tel un maestro. En vain, puisque de lui-même il reprit le contrôle sur ses mots.

- Tu dis ne plus te souvenir comment c'était avant...pourtant je sais que le cerveau humain enregistre tout. Et je sais aussi que l'oubli est une protection contre un événement vécu comme traumatique...

Je ne pus m'empêcher de rire fièrement à sa réponse. Monsieur était ivre, mais il était capable de me sortir un cours sur les synapses ainsi que sur le fonctionnement du cerveau humain. Un drôle d'énergumène ! Franchement, qui en étant ivre à en crever dans un caniveau serait capable de nous sortir un cours de niveau collège à un inconnu dans une drôle de situation.

- Pour ma part je n'ai rien vécu de traumatisant, mais je sais que si tu réfléchis bien il manque un truc ici...

Alors que j'étais abaissé en lui tendant la main le vent se mit à souffler plus durement qu'à son accoutumé. Rafraichissant grandement l'air ambiant. Enfin, je devrais plutôt dire l'extérieur. Après tout, nous sommes bels et bien dehors. Planter comme deux piquets débiles qui attendent de se faire atteindre par la foudre. Mon homologue venait de me regarder avec un drôle d'air. Me prenant très certainement pour un fou. Qu'importe son jugement. Ce dernier s'accompagnait d'un soupir.

- Je te préviens, je serai pas ton chien de compagnie.

Quel drôle d'idée franchement. Si je voulais un chien de compagnie, jamais je ne prendrais un aussi petit roquet. Non bien au contraire, je serais plus du type à avoir un gros toutou du style pitbull. Bien mordant.

- Ca ne risque pas ! Je n'aime pas les roquets...

Il se releva assez facilement, malgré le fait qu'il était encore ivre. A mon très humble avis il devait dessaouler assez fortement. Debout à côté de moi il se mit rapidement en marche, tel un robot à la recherche de quelques choses, mais quoi ? Qui sait ? Si ça se trouve même ce gamin n'en est pas au courant. La dernière parcelle de fierté s'estomper au fil de notre marche.

- Ça me parait complètement irréel.

Comique. Il commençait peut-être à paniquer, mais il gardait son sens de l'humour. C'est une bonne chance, sinon le voyage serait extrêmement désagréable, mais pour autant je n'ai pas envie d'avoir un boulet dans les pattes de se fait j'espère qu'il ne me prendra pas pour une maman ou quoique se soit d'autre.

- On est d'accord sur ce point-là, c'est parfait alors !

Notre expédition avait été rapide et en même temps extrêmement long. Ce qui n'est pas agréable du tout. Pour au temps j'étais assez fière de ce gamin il était à l'affut du moindre changement. Il aurait fait un excellent militaire, je lui avais presque laissé mon tour de garde. Vidant presque mon esprit de toutes pensées.

- On a beaucoup traîné, et...rien ! nada ! Y a personne.

Je gardais encore un peu le silence. Attends dans sa plainte s'estompe un peu. Le temps changea encore. Le vent tourna encore et encore. La température baissait encore, même un peu trop à mon gout, mais bon je ne devais pas flancher. Ce n'était pas dans ma nature, bien au contraire.

- ....Et si l'on allait dans endroit un peu plus chaud.

Je crois bel et bien que c'était la première et unique bonne chose qu'il venait de proposer. Certainement un effet secondaire de la fin de son ivresse. Un bon signe qui montrait que ce gars à quelque chose à offrit. Je m'arrêtais un instant. L'observant attentivement. Je remarquais que son regard s'alléchait très fortement devant la devanture d'une pâtisserie. Je souris intérieurement et je pris les devants. Accélérant le pas je me dirigeais vers le bâtiment à reculons.

- Tu as une petite faim à ce que j'ai remarqué. Dans ce cas-là pourquoi ne pas y aller ?

[HRP: On arrête là et on ouvre un nouveau sujet dans la pâtisserie ?]
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MessageSujet: Re: [Terminé] Incroyable mais vrai [Tomas]   Jeu 22 Mar - 0:09

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